La rentrée… du PAPE !

La rentrée : le bon moment pour (re)partir du bon pied !

Quelles dispositions pour la rentrée ?

L’heure de la rentrée a sonné et pas seulement pour nos enfants. C’est également le cas pour les enseignants, évidemment, ainsi que pour les accompagnants, les salariés des entreprises de nettoiement, de restauration, les conducteurs de bus scolaires, les sociétés de maintenance… Bref, c’est toute l’économie qui repart, plus ou moins vite.

Fort de mon expérience terrain, je constate que les entreprises ont eu deux types de réaction avant la reprise :

– celles qui ont anticipé durant l’été, qui ont utilisé cette période plutôt calme pour revoir leur organisation, leurs procédures, leurs équipements de protections collectives et individuelles, 

– et les autres qui restent sur la défensive, en attendant les ordres et les contre-ordres, qui remettent en cause les mesures proposées, et se plaignent que tout est trop contraignant, inapplicable, trop cher et inefficace…

Le point d’équilibre consiste à savoir quelle attitude est la plus sécurisante, dans tous les sens du terme, pour le chef d’entreprise comme pour ses collaborateurs. En tant que professionnel, je pense que le « P.A.P.E » est de rigueur, surtout en temps de crise.

Connaissez-vous le « P.A.P.E » ? Cet acronyme signifie :

P = Pratique (à porter, à utiliser, à obtenir, à lire, …)

A = Adapté (à la situation, à la population, à la morphologie, …)

P = Performant (dans le temps, dans sa fabrication, dans l’atteinte de l’objectif, …)

E = Économiquement viable (bon rapport qualité/prix, ne met pas en péril la structure, …)

Essayez d’appliquer le PAPE à vos actions et mesures afin de vérifier qu’elles sont adaptées, faciles à comprendre et à mettre à place, efficaces et au juste prix. 
 

Par exemple, le protocole sanitaire de 21 pages, diffusé la veille au soir de son entrée en vigueur, truffé de rappels à des directives et textes antérieurs, a cherché à embrasser tous les secteurs économiques. Il a toutefois listé de nombreuses exclusions et exceptions… Ce document n’est, à mon avis, pas « P.A.P.E »…

Soyons proactifs ! 

Ce protocole n’apporte rien à ce qui existe déjà. L’employeur reste responsable de la santé et de la sécurité de ses collaborateurs. Il est responsable de la mise à disposition et de l’entretien des équipements de protection collective et individuelle. De plus, il doit veiller à la bonne application des actions et mesures de prévention. C’est là tout le fondement d’une bonne évaluation des risques, d’un document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERp) efficace ainsi que d’une bonne maîtrise de la prévention au sein de la structure.

Qu’en pensez-vous ? Donnez votre avis et ouvrons la discussion…

Prenez soin de vous, de vos proches, de vos salariés et n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques en cliquant ici.

 

 

Que garder du confinement ?

La sécurité, y compris en vélo !

Le confinement nous a fait prendre conscience que « l’impossible » d’avant devenait possible pendant… mais quid du « après » ?
 

Prenons l’exemple du télétravail

J’ai entendu maintes fois de la bouche de mes clients, à qui je le proposais dans le cadre de leur évaluation des risques,  « Ce n’est pas possible. ». Pourtant, tous, ou presque, l’ont mis en place, dans l’urgence, sans anticipation, sans information, ni concertation. 

En conséquence, il est surement temps de remédier à tout cela et de créer une charte du télétravail (bonnes pratiques, obligations, droits et devoir… ).

Idem pour les horaires décalés. Pourquoi imposer des heures fixes et identiques à tout le monde ? Le confinement a démontré que les salariés étaient consciencieux et matures (si si, je l’assure !). Quand cela est possible, laissez la main à vos salariés et faites leur confiance. La sécurité mentale passe aussi par-là.

 

La sécurité « quand on allait sur les chemins à bicyclette… » 

Beaucoup de salariés ont (re)découvert les joies du vélo. Certains pourraient avoir envie de continuer à pédaler. Pourquoi ne pas les encourager en assurant leur protection : gilet ou veste réfléchissante, intégrant flèches de direction et message informatif, casque de protection, local deux roues dans vos parkings pour sécuriser le vélo, mise à disposition de douches, … ?

Soit, la liste est longue. Il suffit parfois de peu de choses pour améliorer une situation ou augmenter le sentiment de bien-être au travail. Là aussi, toutes ces mesures pourront alimenter votre document unique d’évaluation des risques.

 

« Je suis malade mais je viens quand même travailler ! « 

Dernier exemple. Qui n’a pas entendu ou dit : « Je ne te fais pas la bise, je ne suis pas bien ! ». Quand on est malade, fiévreux, enrhumé, on reste à la maison pour éviter de contaminer l’ensemble du plateau ou du bureau. On peut se mettre en télétravail (si l’on a une charte !) et on attend d’être guéri pour revenir au travail. ET ON PORTE UN MASQUE CHIRURGICAL. Donc avoir une boite de masques à la maison est peut-être une bonne idée, non ?

La liste des bonnes pratiques est certainement longue et bien différente d’une entreprise à une autre. Confrontons nos points de vue et parlons-en ! 

 

 

 

 

Reprise du travail et protocole de déconfinement pour les entreprises : interview de David Bégard, Cadence Conseils


Merci à Estelle Fontaine d’Aksélis pour sa confiance.
En effet, elle a choisi Cadence Conseils pour une interview concernant le déconfinement progressif et la reprise du travail….

Plans de prévention, des formations à l’accueil en sécurité des salariés, des protocoles de chargement ou encore du document unique d’évaluation des risques avec analyse de chaque poste de travail. On vous dit tout, sans détour !

Lire l’interview en intégralité

 

Comment anticiper une prochaine situation problématique : DUER et PCA Pourquoi, Comment ?

DUER, PCA

Il est difficile de tout prévoir mais il existe des situations plus prévisibles que d’autres. La pandémie que nous traversons en fait partie. 


« L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare. » Maurice BLONDEL

Depuis des mois, nous vous parlons de Document Unique d’Évaluation des Risques professionnels (DUERp), de Plan de Continuité d’Activité (PCA) ou encore de procédures. Le but étant de vous préparer à des situations pouvant mettre en péril votre activité. Outre les pandémies, pensons également aux risques environnementaux (crue de la Seine, incendie en Corse et dans le sud de l’Europe, les pics d’ozone, les canicules, …), au niveau mondial, nous pouvons évoquer la fonte du permafrost ou encore la montée des océans ou les famines mondiales, qui risquent de tous nous impacter du fait de la mondialisation.

Certaines catastrophes évoquées vont nous toucher de près, voire de très près :

– la crue de la Seine et ses inondations : êtes-vous en zone inondable, quelle était la cote en 1910 et quel impact aurait la crue aujourd’hui, quelles décisions prendre maintenant…?

– les incendies dans le Sud : dans quel état est le terrain, avons-nous des moyens d’extinction adaptés, sommes-nous formés, avons-nous identifié les différents scénarios de crise, …?

– les canicules : avons-nous mis en place un plan canicule pour cet été, avons-nous stocké suffisamment d’eau ? Les locaux des salariés sont-ils protégés contre une augmentation des températures, …?

– les chutes de neige : avons-nous identifié les personnes ressources, avons-nous prévu des pneus neige dans les dotations pour les voitures et véhicules, …  ?

Nous sommes frappés de plein fouet par la pandémie et nous sommes, pour la plupart, démunis face à la situation faute d’une prise de conscience et d’anticipation
Albert EINSTEIN disait « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. ». Prenons-en de la graine et anticipons les risques majeurs pour lesquels il est vital de se préparer pour les vivre et non les subir. 

Rencontrons-nous dès la fin du confinement pour en discuter.

 

 

Droit de retrait et obligations des employeurs

Le droit de retrait des salariés face au Covid19

Tout salarié a le droit, face à un danger grave et imminent, de refuser de travailler en exerçant son droit de retrait. Il n’est pas utile qu’il en demande la permission à son employeur qui ne peut s’y opposer, mais doit être informé de l’action engagée.  

Le motif doit être réel. Les termes de l’article L. 4131-1 du Code du Travail qui définit le droit de retrait sont très clairs. Le droit de retrait couvre tous les salariés du secteur privé, y compris les intérimaires. Concernant la fonction publique, il en est de même (décret du 16 juin 2000) à l’exception de certaines professions, telles que les policiers, les militaires, les pompiers par exemple.

L’obligation qui incombe à l’employeur est rappelée dans l’article L4121-1 du Code du travail :

Art. L.4121-1 :

L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent :

1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l’article L. 4161-1 ;

2° Des actions d’information et de formation ;

3° La mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

Dans le cadre qui nous occupe, il faut entendre par actions de prévention la mise à disposition de gel hydroalcoolique, de masques de protection, de gants en nitrile. Attention l’utilisation du gel hydroalcoolique peut compromettre l’intégrité des gants en latex, selon l’OMS. 

La prévention passe également par la formation des collaborateurs à leur utilisation. Il est primordial de rappeler les bonnes pratiques : mesures barrières, action de prévention, mesure d’éloignement, …. Enfin, il est important que chaque salarié puisse connaitre les coordonnées d’un référent sécurité ou prévention afin de pouvoir lui poser toutes les questions nécessaires. 
Pour finir, l’employeur est, et restera, responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés. Il est donc parfaitement inutile de demander aux salariés de signer une quelconque décharge de responsabilité

 

 

 

Coronavirus, DUER et PCA

Vous avez des questions sur la protection de vos salariés au travail face au Coronavirus ?

Coronavirus, prévention et sécurité au travail

Il est difficile de passer à coté de l’information… Vous n’êtes donc pas sans savoir que nous entrerons prochainement en phase pandémique d’infection au Coronavirus.

Les messages de prévention sont ou devraient être connus de toutes et tous. Cependant, il est important, en votre qualité d’employeur, de vous assurer que tous vos salariés respectent les mesures et consignes de prévention.

À ce titre, il vous appartient de mettre à jours vos documents uniques d’évaluation des risques (DUER) en créant un nouveau risque que vous pouvez intituler « Risques liés à une pandémie virale ». Votre évaluation (indice Kinney pour ceux et celles pour qui j’ai réalisé cette rédaction) sera comprise entre 120 et 360 (ou 600 dans les cas d’exposition les plus extrêmes ou dans le cas de population fortement à risque).

Les mesures de prévention seront celles prévues et communiquées par le gouvernement dans un premier temps. Il vous appartiendra de les adapter en fonctions de vos secteurs d’activité, de vos expositions aux risques et de vos collaborateurs. Il n’est pas possible, ici, de vous proposer des mesures types car il est nécessaire de prendre en considération vos environnements de travail.

Et si la situation dure ? Anticiper les crises…

La situation pourrait durer plusieurs semaines voire plusieurs mois. Il est donc important d’envisager des mesures à long terme quitte à y mettre fin plus rapidement. Il est également primordial d’avoir à l’esprit que ce type d’évènement se gère mieux lorsque l’on y est préparé. C’est par ailleurs l’objectif des Plans de Continuité d’Activité (PCA). Il sera certainement nécessaire, dans quelques mois et en fonction de la tournure des évènements, que vous vous penchiez sur la rédaction de vos PCA pour faire face à de nouvelles crises de même ampleur (crue de la Seine, autre pandémie virale, accident industriel, accident environnemental, …).

Mon leitmotiv : « Avant l’accident on en fait toujours trop, après on n’a jamais fait assez. Il faut juste trouver le bon compromis. « 

Je me tiens à votre entière disposition pour toutes information ou action complémentaires.

Cordialement,
David BEGARD

Tél : 06.83.37.16.83
Mail : david.begard@cadenceconseils.com

 

 

2020, l’année des RPS ?

Ces 3 derniers mois , nos clients nous ont sollicités pour apporter une réponse à la prise en compte des Risques Psycho-Sociaux (RPS) dans leur organisation.

Nous avons signé plusieurs contrats qui visent à les accompagner et les aider à identifier les sources potentielles de RPS.

Nos clients font confiance à Cadence Conseils car nous sommes une société à taille humaine et nous prenons le temps nécessaire à chaque dossier et pour chacune des problématiques qui nous sont confiés.

L’INRS et l’ANCT mettent à disposition des outils faciles à utiliser et simples à comprendre qui permettent de s’approprier la logique de la démarche. Ainsi, il est possible d’implémenter ces bonnes pratiques en interne sans la présence constante d’un partenaire extérieur.

C’est aussi cela l’objectif de Cadence Conseils : rendre nos clients autonomes sur les sujets de la prévention, tout en les accompagnant, en les formant jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de gérer ces problématiques.

Si ce sujet vous intéresse, contactez-nous et planifions un rendez-vous.

 

 

Les modifications réglementaires : quoi de neuf ?

Déclaration des accidents du travail

Depuis le 1er décembre, de nouvelles dispositions viennent modifier la déclaration des accidents du travail.

Le salarié doit informer son employeur dans la journée de son accident ou au plus tard dans les 24 heures en cas de force majeure.

De son coté, l’employeur dispose de 48 heures entre l’accident et la déclaration à la CPAM (hors dimanche et jours fériés). Une première modification apparaît sur le mode d’envoi de la déclaration : en effet, l’obligation d’envoi en recommandé avec accusé de réception est remplacée par la mention « tout moyen conférant date certaine à sa réception « .

Nous vous conseillons de continuer à les envoyer en recommandé AR jusqu’à ce que cette modification soit précisée.

Un autre point non négligeable a été amendé : bien que l’employeur garde la possibilité d’émettre des réserves motivées, un délai de 10 jours francs est maintenant de rigueur après l’envoi de la déclaration. Jusqu’à présent, aucun délai n’était prévu pour produire ces réserves.

Nous en profitons pour vous rappeler que ni l’employeur, ni le salarié ne peuvent juger de la gravité ou du caractère professionnel de l’accident lors de la rédaction de la déclaration d’accident du travail. L’employeur remplit la déclaration, l’envoie à la CPAM et émet les réserves qu’il juge utile de porter à la connaissance de l’autorité pour statuer sur le caractère professionnel de l’accident.

Cadence Conseils se tient à votre disposition pour vous apporter les précisions nécessaires.

 

Le harcèlement sexuel et les agissements sexistes au travail

Cette année, nous avons vu éclore divers scandales révélés par les victimes de Harvey Weinstein. Hélas, de nombreuses affaires ont été mises à jour à la suite, y compris en dehors du secteur du cinéma.

Le harcèlement sexuel et les agissements sexistes sur les lieux de travail relèvent de risques professionnels et psychosociaux. Ils doivent donc être traités comme tels et intégrer votre document unique d’évaluation des risques (DUER).

Comment les traiter, les identifier et que faire en cas de faits avérés ?

Le Gouvernement a publié un guide intitulé “Harcèlement sexuel et agissements sexistes au travail : prévenir, agir, sanctionner” qui propose des pistes d’action et des références réglementaires pour lutter contre ces comportements.

Si vous rencontrez des difficultés pour appréhender ce risque au sein de votre organisation, Cadence Conseils se tient à votre disposition pour en discuter. Contactez-nous !

 

Rappel de la Cour de cassation sur les principes de base de la formation des salariés, même temporaires.

 

 

 

Dans sa décision en date du 19 février dernier, la Cour de cassation rappelle l’importance de la formation des salariés. 

Dans le cas présent, un salarié temporaire avait changé de fonction et s’était vu confier de nouvelles missions.
Il est à noter que ce nouveau poste de travail présentait des risques nouveaux pour sa santé et sa sécurité. De fait, le salarié s’est gravement blessé au bras lors de l’utilisation d’une machine pour laquelle il n’avait reçu aucune formation.

Lors de son arrivée dans l’entreprise, l’employeur, en guise de formation sécurité, s’est limité à une visite de la société. Il a également évoqué le risque incendie et lui a remis un classeur comprenant les mesures de sécurité à respecter.

Le salarié n’a pas bénéficié de formation pratique à l’utilisation de la machine. En outre, les mesures de prévention imposées par le fabricant n’ont pas été respectées. Enfin, la formation renforcée à la sécurité, prévue par le Code du travail pour les salariés temporaires, n’a pas été mise en place.

La Cour de cassation rappelle ainsi l’obligation de formation à la sécurité au travail pour TOUS les salariés, y compris temporaires, intérimaires ou encore en CDD.

Mieux vaux prévenir que guérir dit l’adage… N’attendez pas l’accident.

Pensez à identifier les postes à risques nécessitant une formation renforcée à la sécurité et dispensez cette formation à vos collaborateurs sans tarder.
Cadence Conseils vous accompagne dans la réalisation de vos documents uniques d’évaluation des risques (DUER) et pour élaborer vos actions de formation.